Un homme, une histoire : celle de peintre OBOU

Derrière tout homme se cache une histoire ou si vous préférez, devant une histoire, se présente un homme. Celle de Peintre OBOU commence à Guiglo (village de Côte d’Ivoire) où il naît.
GBAIS OBOU Yves Freddy à l’état civil vient au monde le 06 avril de l’année 1992.
Enfant plutôt espiègle, il bénéficie de l’amour de ses parents qui tant bien que mal essaient de le canaliser.

J’ai eu une enfance magnifique

OBOU passe son enfance dans la ville des montagnes, à Man. Débrouillard dès le jeune âge, il vend çà et là des dessins. Il les réalise sans mesurer son potentiel artistique.

Je m’occupais des dessins et mon ami d’enfance Axel de la vente. On les vendait à 25, souvent 50Francs.

Tout à coup soudainement (si si, ça existe dans mon vocabulaire), la crise de 2002 en Côte d’Ivoire vient modifier la trajectoire du petit Freddy.

Photo Obou

 

En effet, la guerre a laissé une trace indélébile dans le cœur de l’artiste.

Dans un esprit de survie, la famille retourne à son village d’origine, BOUNTA (toujours dans la région des montagnes).

Nous avons marché 2 jours et 2 nuits.

Mais comme on dit souvent, à quelque chose malheur est bon.
Entre tirs et pillages de la zone assiégée par les rebelles, OBOU est influencé par le petit ami de sa sœur alors grand amateur de sculpture.

Il apprend auprès de lui les rudiments de cet art et commence à s’y essayer. De toute manière, la matière première, il en dispose à volonté.

On achète pas le bois au village

La fin de la crise coïncide avec son départ pour Bouaflé où il rejoint son grand-père maternel de qui lui vient le nom OBOU.

C’est là que tout commence…

Obou brise les codes

OBOU GBAIS suit la classe de CM1 là, à Bouaflé. Il se rend compte d’une évidence : il est né pour l’art, il respire pour être artiste.

Ces portraits témoignent déjà d’une certaine expertise sans formation spécialisée, un vrai don de la nature !

Poursuivi par l’esprit de migration post-crise, il se retrouve à Abidjan, en classe de CM2 à l’école Mobio Aké Célestin d’Abobodoumé. Il y obtient l’entrée en 6e. De la 6e à la 3e : direction le Collège moderne du Plateau.

Sa première tentative au BEPC est un échec.

L’esprit n’y est plus. L’artiste veut extérioriser l’âme.

Portrait d'Obou

Désaccord avec son père mais bien heureusement soutien de sa sœur.

OBOU tente le concours d’entrée au Lycée d’Enseignement Artistique (LEA) où il est admis.

Il obtient concomitamment le BEPC en Candidat libre.
L’obtention d’un Baccalauréat H1 (Plastique en 2012) entraîne son admission d’office aux beaux-arts.

Peintre OBOU suite à certains problèmes personnels prend une année sabbatique. Il en ressort revigoré et prêt pour les challenges qui l’attendent.

Il valide ainsi sa licence avec la mention bien à la fin d’un stage à la galerie Louisimone GUIRANDOU.

A ce jour, peintre OBOU est en écriture d’un mémoire pour la soutenance de son master sur le thème « Expression picturale inspirée de la foule »

Aussi, vous entendrez très bientôt parler de lui dans vos salles d’exposition.

Pour en savoir plus sur son style d’écriture cliquez ici.

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