Le BURIDA : on brise le mythe

Le BURIDA est le bureau ivoirien des droits d’auteur. C’est une institution, qui existe mais sans qu’on y prête vraiment attention avant d’y être confronté. Amis organisateurs d’événements, artistes, concepteurs ou créateurs, ouvrez grand les yeux.

Le défaut de nombre d’entre nous est de ne pas aller à la source pour s’informer. Heureusement, j’y ai été et j’espère vous donner la motivation suffisante pour vous y rendre.

Qu’est-ce que le BURIDA ?

Il s’agit comme indiqué plus haut d’un organisme mis en place par les artistes eux-mêmes pour protéger leurs œuvres. Lorsqu’on n’est pas artiste on imagine difficilement à quel point ça fait mal de voir l’œuvre de son esprit, de nombreuses heures de créations copiées par un individu. Mais on peut bien faire le lien dans le domaine du travail par exemple ; quand ton collègue te pique l’idée du siècle. Tout compte fait, on souffre toujours d’être copié.

Pour parler dans le jargon ivoirien :

Ce que tu ne veux pas qu’on te fasse, faut pas faire ça à quelqu’un.

Le BURIDA se charge donc de récupérer les fonds liés à l’utilisation qu’on fait des œuvres des artistes afin de les leur restaurer.

Exemple : Lors d’un événement, tu joues de la musique. Le BURIDA utilisera une somme que vous paierai pour la restituer à l’artiste. C’est un peu un organisme qui s’assure du « salaire » de ce dernier.

Pourquoi il est important pour un artiste / organisateur de se déclarer au BURIDA

Quand vous êtes artistes, vous déclarer au BURIDA vous assure d’avoir un défenseur. De plus que vous le voulez ou non, une fois que vous êtes artiste, le BURIDA travaille pour vous ; en particulier pour les œuvres sonores.

Lorsque des personnes, au cours de leur événement passe votre musique, vous avez une partie des fonds versés par l’organisateur au BURIDA. En d’autres termes, votre argent dort là-bas. Ce n’est qu’une fois que vous serez déclarez que vous pourrez en bénéficier.

Si vous êtes organisateur d’événement, il est important de vous faire déclarer au BURIDA en particulier s’il s’agit d’un événement musical ; histoire de vous mettre à l’abri.

Ce qu’il faut savoir :

  1. Il n’y a pas de droit à payer si dans votre événement, il n’y pas de musique à jouer.
  2. Même si vous payez le cachet de l’artiste, il faut payer les droits de jouer sa musique au BURIDA : son cachet apparait comme une simple prime.
  3. Dans le cadre familial, vous n’avez pas à payer pour jouer de la musique. Le BURIDA ne se mêle donc pas de nos mariages, Funérailles, baptêmes, anniversaires…
  4. Il faut payer aussi des droits pour le folklore : joueur de tam-tam, percussionnistes…
  5. A bon entendeur, Salut !

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