Ces artistes ivoiriens à l’honneur pour In-discipline 2

L’art dépasse toutes les frontières. Voilà comment des artistes ivoiriens peuvent se retrouver ailleurs pour ce qu’ils ont de plus cher à leur cœur : l’art.

Indiscipline ou «  In » discipline (dans la discipline) ?

Qu’est-ce qu’in discipline ?

Que ce soit dans l’un ou l’autre sens, le projet prend tout son sens dans les objectifs qu’il se fixe.

In-discipline est un programme triennal de résidence et d’exposition qui vise à faire la promotion de l’art dans toute l’Afrique. Il s’agit d’une initiative de la fondation Montresso.

logo fondation montresso

Située à Marrakech, cette fondation est engagée depuis 2009 auprès des artistes au travers de sa résidence artistique Jardin Rouge. Elle a élargi ses horizons en 2016 avec son espace d’exposition. En participant à l’essor du marché artistique marocain, cette institution favorise en plus l’extension du travail de nos artistes. Après le Bénin, les artistes mis à l’honneur en cette 2e édition sont ceux de la Côte d’Ivoire (Youpiiii !).  Revoyons donc ensemble les cinq artistes ivoiriens qui exposent pour In-Discipline 2 du 25 février au 31 Mars 2019.

NB : n’oubliez pas de prendre rdv pour les visites ouvertes les jeudi et vendredi sur info@montresso.com

Qui sont les artistes à l’honneur pour In-discipline 2 ?

Indice 1 : Ils sont ivoiriens (Bon, je ne vous apprends rien, c’était dans le titre de l’article

Leur point commun est qu’ils ont tous un rapport avec la Côte d’Ivoire ; pour y être né, pour y avoir vécu simplement pour y avoir des racines. On parlera donc plus de leur technique, de leur travail.

Indice 2 : Ils sont géniaux ! Ce sont tous d’excellents plasticiens. En voilà un indice, un vrai.

Indice 3 :

Let’s go !

Armand Boua

armand boua

Les matériaux de récupération, c’est la base. Dessus, l’artiste arrive à raconter des histoires. En mixant du goudron (oui vous avez bien lu) à l’acrylique, il réalise des portraits complets pas complets. (Qu’est-ce que je raconte?). Je ne sais pas très exactement mais finalement on pourrait être mitigé à la question de savoir : figuratif ou abstrait ? Car s’il est vrai que les formes sont apparentes à l’œil, il en demeure moins réaliste tout le travail fait autour et même à l’intérieur. En deux mots, artiste de talent, voilà !

Yeanzi

yeanzi

L’homme aux pointillés. Plutôt sympathique comme surnom, non ? Mais je pense qu’il n’est pas à la hauteur de sa technique. Brûler des déchets, tout le monde peut le faire n’est-ce pas ? Mais comment et à quelle fin ? Arrivez-vous à dessiner des visages avec du plastique ? Ah ah ! Ça nous en bouche un coin ! Grâce à une technique avant-gardiste et inimitable, Yeanzi nous montre une toute autre utilisation du plastique qui clairement surprend et émerveille. Il fond la matière pour obtenir des résidus qui ensemble forment des visages, des scènes, des vies. Si le fait d’utiliser de la matière plastique pourrait sembler anti-écologique, c’est pourtant une manière pour Yeanzi d’essayer de l’éradiquer de la planète.

Pascal Konan

konan pascal

Percer la toile pour y insérer des fenêtres. Ce n’est pas exactement ce que fait Pascal mais en y ajoutant du volume, il arrive avec le relief créé à une sorte d’échappatoire. Tellement profonde, on aurait simplement envie d’entrer dedans et de voir ce qu’il y a au fond. Les plaquettes d’appareils de musique électronique, c’est son truc ! (et ne me demandez surtout pas comment il fait.)

Joachim Silué

joachim silue

Plus c’est simple, plus c’est beau. En combinant peinture et sculpture, Joachim présente des paysages épurés, simples. Au cœur de l’art contemporain, on sent tout de même son identité et son attachement culturel. Un morceau de fil de fer, une ligne de tracé et tout par de rien pour un résultat qui met d’accord.

Gopal Dagnogo

gopal dagnogo

A quoi sert une toile ? A peindre non ? On y va donc au feeling ! Tel est le fonctionnement de Gopal qui réussit bien de cette façon. Inspiré par son quotidien, l’artiste est très joueur : capable de passer de teintes les plus claires à d’autres plus sombres.

Vraiment comme dans la vie en fait, avec des hauts et des bas mais toujours, on continue d’aller de l’avant sans jamais s’arrêter, jusqu’à ce que ce soit la fin.

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